AU SOMMAIRE CE MOIS-CI

  • Comment prier pour les prêtres
  • À l’école du Magnificat avec la petite Thérèse
  • La « petite voie » d’enfance spirituelle de Thérèse de Lisieux
  • Méditation
  • Article régional
  • Informations régionales

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Cultivons la famille…

…particulièrement en temps de pandémie

Est-ce qu’on en a trop fait, ou pas assez ? Des morts douloureuses ont été évitées, et il faut s’en réjouir. Mais le prix à payer a été très élevé : l’enlisement dans la crise économique, avec son lot d’incertitudes, de licenciements. Et puis la solitude, pour beaucoup, pendant le confinement, en particulier pour les personnes âgées qui ont subi plus que d’autres un isolement dramatique. Enfin, et peut-être surtout, la privation des
sacrements, pendant si longtemps.

Est-ce qu’on en a trop fait, ou pas assez ? À l’heure où j’écris ces lignes, il est trop tôt pour faire un bilan. Ce qui est certain, c’est que ce temps de crise sanitaire a révélé deux choses importantes.

Ce qui a été mis en lumière, c’est d’abord que dans les temps difficiles, c’est  la famille qui demeure le refuge privilégié, le point de repère, ce lieu où un soutien inconditionnel peut être trouvé. Alors même qu’elle est attaquée de toute part, notamment par les réformes sociétales que le Covid n’a pas arrêtées, c’est la famille qui reste debout lorsque tout s’écroule. Cultivons de vraies relations de charité, en vérité, au sein de nos familles. Resserrons les liens parfois distendus. Saisissons l’occasion pour entamer un chemin de pardon lorsque des conflits douloureux nous opposent depuis trop longtemps. La famille, c’est un trésor !

Ensuite, au travers même de la privation des sacrements et de toute vie ecclésiale physique, concrète, la crise a mis en lumière ce qui est le fondement de nos existences : notre relation au Christ. A-t-on fait assez, a-t-on pris les bonnes décisions, au sein même de l’Église ? Quoi qu’il en soit, nous savons désormais que sans le Christ, sans l’Eucharistie, sans la confession, nous sommes asphyxiés, étouffés. Oui, la prière personnelle et familiale, la fréquentation plus assidue de la Parole de Dieu, la retransmission télévisée des offices et de la messe ont pu atténuer le choc ; mais nous le savons désormais, si nous l’avions oublié : rencontrer le Christ dans les sacrements, en particulier dans la Messe et la Confession sacramentelle, c’est vital !

Demandons à la Vierge Marie qu’elle protège nos familles, et nous tienne dans une plus grande fidélité aux sacrements. Avec ces deux trésors, et avec l’intercession de Marie, nous pouvons tout affronter !

Fr. Jean-Thomas de Beauregard, o.p.

Coordinateur du Bulletin du Rosaire.